lundi 7 septembre 2009
vendredi 4 septembre 2009
REPEAT AFTER ME REPEAT AFTER ME REPEAT REPEAT REPEAT
on a déjà un peu tiqué sur le chevrotement compulsif de Mars au moment d'enchaîner sur un nouveau mot, & voilà 1901 & Fences & toujours ce petit soucis de multiplication buccale: « … don't you do, don't do it, what you do, oh what you do to me... and you realize, no you don't realize, you say it's true, don't you say it's true, where would you go, where would you go with the lasso, lasso, lasso, lasso... » PFFFF! & encore: « Rome, Rome, Rome, Rome, Rome... » ou le très binaire: « Sick, sick, sick, sick, sick, sick... trip, trip, trip, trip... » vous voyez où je veux en venir. Un bègue tient le micro. C'est très vite agaçant. C'est comme un chien qui aboie dans la nuit, on attend le prochain Woua! Woua! En se disant: « Encore? Putain! ». Oui, encore. Un gimmick comme un jouet dont il ne se lasse pas. Un peu comme ces petits râles sur aigus qui pointent à chaque fin de phrase du toujours même Mars. Tout le monde voit la façon dont geint Jean-Jacques Goldman sur Quand la musique donne? Pareil. Cette passion de la répétition donne à l'album une certaine cohésion (en étant sympa) qui tourne scandaleusement au duplicata par moment. Cette désagréable impression d'écouter en mode REPLAY toutes les plages d'un disque qui en compte pourtant dix. Tout ceci pourrait paraître injuste parce qu'il se trouve que ces p'tites têtes à claques savent tout de même y faire & envoie du son qui file droit dans les reins. On retrouve la rythmique hallucinante des grattes de Brancowitz & Mazzalai (qui ont fait de United un album immédiatement reconnaissable) & un sens pointu de la mélodie qui swingue avec des paillettes tout autour. Ainsi Fences, troisième morceau de l'album, d'une efficacité assez impressionnante (malgré, ici encore, ces putains de répétitions de merde) & qui met en avant la façon toute singulière que Mars a de gérer les montées & les chutes de ton. Mais le véritable bijou de l'album c'est sans nul doute possible la chanson qui suit: Love like a sunset (ici en live): longue plage quasi instrumentale parsemée de climax symphoniques où l'on croit deviner la silhouette de Steve Reich en ombre matricielle. Assez jouissif. Malheureusement il est fort possible que ce Wolfang Blah-blah-blah soit bientôt dans le même état figé que... hum, disons l'album des MGMT. Fort possible. Écoutez plutôt des vieux machins de Lou Reed ou allez écouter/voir ce que Belane dit de Mayer « Velour » Hawthorne. On en reparle. De Lou, pas du velour...
mardi 1 septembre 2009
BOUCHE DE VIEILLE
C'est absolument fabuleux le système de marées montantes & descendantes, ou encore je pourrais faire un rapprochement savant, en symbiose avec la biodiversité du coin & les trémolos d'une âme indécise comme la mienne (TommyBoy a dit: « Pluie dehors, pluie dedans »), en ce moment j'entends: je voulais donc parler des saumons ou truites arc-en-ciel (pourquoi pas?) qui remontent la rivière coulant à deux pas de mes genoux, de façon irréprochable & régulière. Voilà un phénomène tout à fait rassurant à bien des égards. C'est ainsi, la saison se finit & ce qui, durant presque trois mois, fut un parc d'attraction pour
loulous mal habillés en manque de nature & de résine coniférée est redevenu une sorte d'absence géographique où les gens eux-même s'appellent Les Locaux. Ça va être un tout petit peu long avant que la neige ne vienne nettoyer/recouvrir tout ça & on peu donc s'arrêter quelques instants pour dire deux trois trucs méchants ou presque parce que j'ai sans doute fait une connerie toute riquiqui en disant à certains que le nouveau Bibio était très bon, bien mieux que les précédents en tout cas. Ce qui, après quelques écoutes, semble faux, en tout cas mon jugement s'en trouve dégradé de gris. Je crois avoir même utiliser les mots « bulles chaleureuses » ou chais-plus-quoi alors que ouais ouais mais bon... J'ai un peu l'impression que ça part dans tous les sens avec un mille-feuilles de folk tartiné de beat électro classe & patatras... du blanc écrémé tout autour. Ceci dit, un morceau comme Jealous of Roses passe sans encombre au moment d'aller chercher Jane pour un BBQ géant à 2000 mètres d'altitude. Bizarre. C'est un peu pareil en ce qui concerne le dernier des Friedberger que j'attendais avec impatience après un live foutraque & trop noisy à mon goût (dit il alors que ça fait une semaine qu'il réécoute ses Stooges & deux vilains Sonic Youth). Un morceau comme Drive to Dallas, qui vous plonge d'emblée dans l'univers de ces génériques de séries TV américaines, soyeuses, des années 90, peut prêter à confusion & je ne peux m'empêcher de penser qu'à force de le passer je vais ENCORE finir par changer d'avis. Quel électeur volage je fais. La fratrie la plus originale d'outre-atlantique semble s'être assagie & on en viendrait presque à croire qu'ils ont fini par tarir leur puits qui semblait sans fond depuis bientôt 10 ans. Merde! Qui d'autre est capable de sortir des machins comme Widow City, Rehearsing My Choir … On est pas sur le même fuseau horaire mais je me demandais si à force de trop attendre (peut être) des deux polissons je ne finirais pas, de toute façon, par être déçu à un moment donné ou à un autre. C'est pas un si mauvais album que ça, j'en suis sûr. Là en fait, je suis en train d 'écouter la reprise de Joe le Taxi par Jun Togaw
a. C'est cool sa façon de stridanter: "Joe le tassiiiiiii". Ce qui me ramène à une de mes fixations actuelles & qui me prend pas mal de temps vu que j'y passe mes journées ou presque en vue de parvenir soit à un consensus soit à une conclusion définitive. J'ai toujours eu peur d'Aphex Twin (je disais à Untel, pas plus tard qu'aujourd'hui même, que j'avais l'impression d'écouter du free jazz joué par des insectes... avant de me faire remonter les bretelles par Odot). Non seulement de lui (ses clips, ses photomontages relativement éloignés de la doctrine catholique que j'essaie tant bien que mal de faire mienne) mais aussi de sa musique. On a souvent reproché à l'IDM d'être trop froide & dépourvue d'émotion. C'est pas si évident que ça pour qui veut bien tendre l'oreille cinq minutes. Un truc qui est sûr c'est que le petit Richard David James me fous les foies à chaque fois. J'ai beau essayé c'est la même débâcle, à chaque fois. Alors, histoire d'amorcer une réconciliation, je réécoute mes vieux Autechre (Tri Repetae la plupart du temps) & ça va un poil mieux juste après. Deux trois jours en sommeil & rebelote. Je me souviens avoir lu une interview de Leila, sur Warp comme les deux autres (au passage & puisque j'y suis: Un morceau peut il être à la fois humide, voire franchement liquide, du genre instable, impalpable & inquiétant, puissant, tout à la fois? La réponse est ouiOuiOUI! Oubliez tout le couscous qu'on a pu faire au sujet du mystérieux Burial, que la presse stupide a déjà transformé en Pynchon electro, refusant interviews & photos (toutes les réponses sont dans mon disque), prince noir d'une musique noire pour des temps pas très clairs – oubliez tout ça! Le grand morceau sombre de ces dernières années est l'œuvre d'un revenante. Le nom du morceau: Mettle. Le nom de la revenante: Leila; un joli nom qui veut dire « nuit » en arabe. Ça se tient. L'onomastique dévoile toujours des surprises. Elle est donc de retour la sœur de Roya Arab, chanteuse de Archive sur l'excellent Londinium découvert à moitié avachi sur les tapis persans du Shambala à Marseille à boire du thé blanc tibétain, de retour après la mort de ses parents, après le clavier de Björk, après deux très très bons albums (Like Weather & Courtesy of Choice). Les perles se suivent sur le troisième de façon surprenante, Carplos ou la pirouette d'un John Carpenter en jupon, Deflect avec Martina Topley Bird qui revient elle aussi avec un bon album, une reprise de Norwegian Wood complètement névrosée, jouée au ralentit par des types chantant comme des femmes, Mollie, le morceau d'ouverture, qui renoue avec le trip-hop, le son d'un Tricky présent dans les marges & qui pourtant ne sera pas parvenu à étouffer l'originalité, l'intelligence de Leila & puis y'a Mettle, ce foutu chant apocalyptique tout droit sorti des égouts de Londres direction la guerre totale, les trompette de la mort engluées quelques part entre Téhéran & Bristol. Des frissons partout. Un morceau énorme pour un album assez impressionnant. Les disques qui ne nous font pas regretter d'avoir sorti un billet de 20 sont de plus en plus rares. Ici, rien n'est à jeter. Comme quoi, ça valait le coup d'attendre un peu... c'était il y a si longtemps, sur un autre blog) qui disait en substance qu'il fallait écouter les albums d'Aphex Twin à l'envers tout en jouant à un jeu vidéo. Nouvel essai donc & nouvel échec (peut être que Mario Kart n'est pas un bon choix après tout). On verra plus tard. Sinon, pour ceux qui n'ont pas peur de la remise en cause barbouillée au crayon de couleur du grand capital, de la beauté des déchets humains & de quelques flux corporels ici & là, plongez vous dans l'œuvre positivement ahurissante & dérangeante de cette jeune canadienne délurée, névrosée & angoissée au degré ultime de ce que la psychanalyse permet, qui serait tip t
op comme égérie d'un groupe de punk 2.0. Aurel Schmidt. La beauté n'est pas toujours là où elle devrait paraît il.
samedi 15 août 2009
ON BOUGE!
Pour ce qui est de la Bruyantissime, il y sera désormais question de photographie, de graphisme & de musique & puis c'est tout.
A bientôt bande de punks!

